Chaque jour, ou presque, une phrase extraite du dernier livre que j'ai lu ; parmi ces livres, essentiellement de la littérature "étrangère" (non anglo-saxonne), et tout particulièrement de la Littérature Japonaise.

mercredi 30 décembre 2015


Pour les braceros qui travaillent un jour sur deux, 
pour les yunteros qui se louent avec leurs mules, 
pour les rabassaires qui sont chassés quand la vigne meurt,
pour les paysans de Galice, de la Manche, d'Andalousie, d'Estrémadure, 
que l'impôt écrase depuis des siècles, 
l'impôt à l'Etat, 
l'impôt au seigneur,
l'impôt du sang,
pour tous ceux qui ont faim depuis des siècles, 
pour tous ceux qui n'ont rien, 
la guerre civile, c'est l'espoir.



 

dimanche 27 décembre 2015



Quand j'arrivai au Akasaka elle était déjà là, vêtue d'un tailleur à la coupe stricte, assise près de la baie vitrée, le regard perdu sur les toits de Tokyo.



samedi 26 décembre 2015



Dans la matinée, lors de notre rencontre au parking devant le Camélia, le frère de ma cliente s'était montré ingénieusement allusif.


mercredi 23 décembre 2015


On retrouve l'idée de mandat chez Rousseau qui, rejetant la représentation nationale préconisée par Montesquieu, lui préfère la souveraineté : "La  souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point [...]"


mardi 22 décembre 2015


Depuis la disparition de Kosuke, elle recevait des coups de téléphone d'un homme qui avait exactement sa voix.




PS : quatre romans de Shizuko Natsuki ont été traduits en français et sont tous parus au Masque. Je ne sais pour les autres volumes, mais celui-ci est traduit à partir du livre anglais !
Pas d'indication du titre en japonais ; le titre anglais est "the obituary arrives at two o'clock". Ce qui donne "Hara-Kiri, mon amour"... sans commentaire...
Je ne suis pas expert en traduction mais lorsque deux des protagonistes font mangé dans un restau espagnol : ils ont au menu du jambon de Parme (!) et de la sangria pendant tout le repas (!)... sans commentaire...
Pour le roman : si l'action est riche en rebondissements, l'histoire m'a paru manquer de mystères. De même, certains éléments sont aisément trouvables... (l'histoire du doigt coupé par exemple).

mardi 15 décembre 2015


Nous savions que c'était seulement une question de temps avant que toute trace de notre présence disparaisse.



L'histoire de japonaises ayant tout quitté au début du 20° siècle pour épouser des inconnus aux Etats-Unis. Beaucoup de rêves, mais au final de la désillusion... puis la guerre et l'enfermement, car il ne faisait pas bon être japonais-e en 1941 en Amérique.
Des dizaines de milliers de Japonais-es seront déporté-es dans des camps et acheminé-es dans l’Utah, le Nevada, le Wyoming, l’Idaho, où ils continueront de travailler dans des champs. Le dernier camp fermera en mars 1946 (source : monde diplomatique).

lundi 14 décembre 2015


Comme l'avait supputé Kansuke, Harunobu dut combattre l'ennemi au septentrion.


 

vendredi 11 décembre 2015


"Au fait, il s'interroge, s'agissant d'une carabine, dit-on entre les mains ou entre les bras ? "



jeudi 10 décembre 2015


C'est dans cette partie que nous pourrons apporter une réponse à la question de fond posée : la crise du mouvement [anarchiste], dans les années cinquante, fut-elle une suite logique - même si elle fut douloureuse - une ultime conséquence de tout un passé, ou - comme hélas beaucoup ont été portés à le croire - une machination montée de toutes pièces pour affaiblir le mouvement ?



pour croiser les points de vue, les sources, les témoignages, sur l'histoire du mouvement anarchiste depuis 1945, nécessité de lire en parallèle :
Alexandre Skirda, Autonomie individuelle et force collective, les anarchistes et l'organisation de Proudhon à nos jours ;
 Roland Biard, Histoire du mouvement anarchiste 1945-1975 ;
Jean Maitron, Le mouvement anarchiste en France.

mercredi 9 décembre 2015


Après maintes péripéties, elle finit par échouer dans un village du Languedoc, où elle dut apprendre une nouvelle langue (à laquelle elle fit subir un certain nombre d'outrages) et de nouvelles façons de vivre et de se comporter, pas pleurer.


 

mardi 8 décembre 2015


Et alors... la nuit l'ancêtre sortait accompagné des dieux chiens pour semer des cauchemars autour de lui.


ps : deuxième livre traduit du japonais de la collection actes noirs (Actes Sud) que je lis, que j'apprécie, et dont je me demande ce qu'il fait dans cette collection ? Tout comme le livre d'HIGASHINO, il n'y a pas de rapport avec le genre policier dans le livre donc... Je reconnais, et ce doit être un casse-tête pour l'éditeur, que ces romans frôlent (beaucoup même pour les dieux chiens) le fantastique, le thriller, et qu'il faut bien les éditer dans une collection.

lundi 7 décembre 2015


Si les geishas disparaissent, et elles sont fort en danger de disparaître, une des causes premières sera le triomphe du béton et la disparition de l'habitat ancien sans lequel le mode de vie et le décor nécessaire à leur art sont difficilement concevables.



ps : ce livre est paru en première édition chez Arléa en 1988.
Robert Guillain revient sur les années où il a vécu au Japon, et raconte le monde des geishas qu'il a approché et fréquenté. Mais Robert Guillain n'est pas historien, mais journaliste : le livre est un récit parfois trop anecdotique (les derniers chapitres du livre le sont moins et ils sont ceux que j'ai trouvés les plus intéressants). Je pense que pour approfondir cette aspect de la culture japonaise, un livre plus complet s'imposerait...