Chaque jour, ou presque, une phrase extraite du dernier livre que j'ai lu ; parmi ces livres, essentiellement de la littérature "étrangère" (non anglo-saxonne), et tout particulièrement de la Littérature Japonaise.

mardi 26 avril 2011


M. Dedalus, toujours roucoulant et dodelinant de la tête, se mit à chanter avec des grognements nasillards :
Ô vous tous, catholiques romains
Qui n'allâtes jamais à la messe...


lundi 25 avril 2011


Sache bien que tu n'as pas besoin d'être un beatnik, un hippie ou de verser dans la bohème pour échapper comme par magie aux rets des conventions.


jeudi 21 avril 2011

Le temps a laissé l'empreinte de son passage près de tes yeux, une empreinte formée de lignes sinueuses, comme des vers entrelacés autour de deux orifices, des vers affamés qui guettent ...


vendredi 15 avril 2011


Pendant qu'il lui avait fait l'amour avec une gratitude dont il était le premier surpris, elle s'était mise à bavarder sans embarras, lui exposant ses histoires personnelles et sa fatigue du métier avec une franchise telle que ce fut peut-être cela, cette lucidité, ce cynisme léger, cette pointe d'amertume surmontée, qui avait décidé Barthélémy à risquer sa proposition - c'était une femme qui lui ressemblait.

mardi 12 avril 2011


Les silences d'église sont des puits, brisés de cris de chaises et de battements de pieds froids.


lundi 11 avril 2011


Leonardo lui montrait sa ville et ses églises, il lui dévoilait ses trésors comme son cœur mis à nu, il lui livrait Venise avec un bonheur désolé, il se livrait à elle mais il avait peur et il ne lui livrait pas sa peur.

mercredi 6 avril 2011


Et, d'excellente humeur, le jeune maestro commença à avaler sinon à déguster son omelette dépourvue d'estragon, d'ail ou de porcini, triste par conséquent comme une mélodie sans trilles, sans roulades et sans appoggiatures.


dimanche 3 avril 2011


En se réveillant le lendemain matin à la même place, devant cette assemblée qui continue de crier, de protester, de réclamer qui la mort, qui l'exil, qui la déchéance, Normandie a ce mot qui est tout lui, un mot qu'il n'a sans doute jamais prononcé, ou peut-être à Versailles le matin du 6 octobre, peut-être à Varennes dans l'auberge de M. Sauce : " Maman, est-ce qu'hier n'est pas encore fini ? "