lundi 17 juillet 2023

Geishas

 Le portrait en buste, en plan rapproché (okubi-e), s'il livre la vision des Japonais sur la beauté d'un visage féminin, se pose en énigme : modelé réduit à l'essentiel, ligne souple pour le contour, traits esquissés par deux surprenantes fentes obliques pour les yeux, lèvres vues au trois quarts, "deux petites choses, ressemblant à des pétales de rose recroquevillés" (Edmond de Goncourt, Outamaro) ; celles-ci sont souvent entrouvertes sur des dents blanche sou noircies à la teinture de noix de galle, maquillage réservé aux femmes mariées surtout.



mercredi 12 juillet 2023

La mère noire

 Si Véro avait été là, au moins, j'aurais pu aller respirer dehors, inspirer profondément, griller une Gauloise ou me suicider à la bière tière.

Bizarrement, Véro se sent à l'aise avec tous ces gens qui souffrent manifestement mais qui ne lâchent rien.


Une phrase pour chaque auteur, quand même !

dimanche 9 juillet 2023

Sans passer par la case départ

 - T'aurais vraiment le courage de faire ça ? chuchote-t-elle.

 


ps : traduit par Suzanne Juul

jeudi 6 juillet 2023

La claire fontaine

De corps fatigué, avec sur ses cheveux comme une pelletée de cendre, cinquante-quatre ans, les épaules chargées d'un sac, Courbet enquilla la rue de la Froidière, la barbe ouverte d'un sourire de bel entrain.

 


 

dimanche 2 juillet 2023

Eugenia

Et, une fois de plus, nous nous sommes retrouvés dans une impasse.

 


ps : par Mai Beck et Dominique Sylvain

Belles endormies

 Dans la sexomnie, l'autre est ainsi nié dans l'immanence du moi : jamais reconnu comme projet, il n’apparaît que négativement, comme objet unilatéral du plaisir.

 

jeudi 29 juin 2023

Des frontières et des jours

En réplique à ces fanatiques incultes qui voilent les fillettes et les femmes lorsqu'ils ne leur jettent pas des pierres ou de l'acide au visage, "La jolie rousse" d'Apollinaire arrive à la rescousse :
 
Pitié pour nous qui combattons
 
toujours aux frontières
 
de l'illimité et de l'avenir [...]



Famille

 J'ai un couteau dans le coeur dit le fils en se frappant à grands coups la poitrine, et ce n'est pas de la poésie.


ps : nouvelle version de ce texte paru la première fois en 2002.