mercredi 28 février 2018

Bartleby et compagnie

Les trucs sont nombreux, mais il est tout aussi vrai que certains écrivains n'ont pas voulu imaginer la moindre justification à leur renoncement ; il s'agit de ceux qui, sans laisser de trace, ont disparu physiquement, pour ne jamais devoir expliquer pourquoi ils ne voulaient pas continuer à écrire.




ps : traduit par Eric Beaumatin.
Brillant, érudit (je n'ai pas vérifié, mais parfois je me dis qu'il invente des écrivains...), et parfois, après une phrase, je ris : c'est assez rare - non ? - les livres qui vous font rire.


dimanche 25 février 2018

Une odeur de gingembre

J'ai quitté le poste de police en laissant derrière moi un allié, qui a promis, si je réussissais à acquérir la propriété Misune, de faire tout ce qu'il pourrait pour m'aider, avec son considérable pouvoir, à trouver d'honnêtes artisans pour la remettre en état.

ps : traduit de l'anglais par Sylvie Servan-Schreiber.
...Maison qui se trouve à Yokohama et qui sera détruite lors du séisme de 1923.
Très beau livre racontant le vie d'une jeune écossaise Mary Mackenzie qui après un mariage raté s'installera à Tokyo en 1905, pour y vivre jusqu'à son expulsion en 1942, guerre oblige !




La lecture des ruines



dimanche 11 février 2018

Le Japon inconnu (esquisses psychologiques)

Les petites mains espiègles qui se plaisent à rompre le nez au dieu Renard sont aussi celles qui savent écrire des essais sur l'évolution des plantes ou la généalogie d'Izoumo.


ps : traduit de l'anglais par Mme Léon Raynal.
C'est l'époque qui voulait ça, Madame n'existait que par le nom de son époux...
Lafcadio Hearn raconte le Japon où il vit et qui commence à changer. 7 chapitres où il évoque le sourire japonais, les geisha, les sanctuaires domestiques, le système éducatif, le jardin, le renard (inari dieu du riz), le jizo.

mardi 6 février 2018

Merci Mister Moto

Je m'élançai vers lui, mais M. Moto esquiva mon attaque.

 ps : traduit de l'anglais par Jeanne Fournier-Pergoire.
M. Moto, espion japonais en poste à Pékin.

mercredi 31 janvier 2018

Asako

Comme il n'avait jusque-là dansé avec personne, Asako se dit que quelque affaire sans doute l'appelait ; mais lorsqu'il se fut approché, ne voulant pas montrer qu'elle s'intéressait à lui, elle tourna la tête d'un autre côté, affectant d'être captivée par les danseurs.





ps : traduit par Marc Mécréant.
Un roman autobiographique, très agréable à lire, d'une japonaise ayant beaucoup vécu à Paris, qui a traduit en japonais de Beauvoir et Sagan par exemples, et qui dans ce livre raconte l'histoire d'une jeune japonaise (entre 1934 et 1950), jeune divorcée, étudiante parisienne, puis lorsque le conflit éclate retournant au Japon, qui s'émancipe, s'éprend de Paris et de la langue française, devenant une femme qui assume ses amours et ses désirs.
Autre livre traduit de ASABUKI Tomiko,

Vingt-huit jours au Japon avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, aux éditions L'asiathèque.

lundi 22 janvier 2018

Le cap

Il n'arrivait pas à admettre la réalité de l'état de sa soeur, qu'elle ait voulu mourir, elle qui avait tant craint d'être malade, qui avait eu si peur de mourir.




ps : traduit par Jacques Lévy.
Ce livre fut récompensé du Prix Akutagawa en 1975. 
Misaki ( Le Cap) est un court récit mais il ouvre le cycle de l'écrivain autour de ce fameux quartier des ruelles (le roji, terme générique se référant au buraku, le quartier des parias), et s'inscrivant dans sa région natale, le Kishu. On retrouvera tous ces protagonistes dans La mer aux arbres morts, et dans Aux confins de la terre, moment suprême