dimanche 1 décembre 2019

Taro, un vrai roman

Il l'avait écoutée parler sur la véranda en entendant crisser les cigales tant qu'il faisait jour, puis dans le chalet lorsqu'elles s'étaient tues et que les moustiques étaient devenus insupportables, à la tombée de la nuit. Ils avaient alors dîné de ce qu'il y avait dans le réfrigérateur.
 

ps : traduit par Sophie Refle 

vendredi 29 novembre 2019

Le jeune homme

Le matin du jour où il avait quitté Tokyo, le 30 décembre, Junichi avait attribué au ciel gris la responsabilité des nuages qui assombrissaient son esprit.



ps : traduit par Elisabeth Suetsugu

Une autre ville sinon rien

Faire la ville sur la ville, c'est essayer de rester dans les limites, se laisser guider par le déjà-là, ouvrir des possibles, réfléchir à des usages autres.


 Un exemple sur cette page de l'Agence Architecture Pélegrin, où des nouveaux aménagements ont été fait sur le toit, ou comment refaire la ville sur la ville.

vendredi 15 novembre 2019

Jusqu'au soir

Quand elle voyait Sassa, Sugiko exigeait toujours qu'ils prennent d'abord tout leur temps pour dîner.
 

ps : traduit par Silvain Chupin

vendredi 8 novembre 2019

Moi, d'un Japon ambigu

A partir de la périphérie du monde où je me trouve et d'où je pourrais avoir une vue générale sur la guérison et la réconciliation de l'humanité entière, j'aimerais savoir quelle contribution à la fois decent et humaniste peut lui être apportée.


ps : traduit par Ryôji Nakamura et René de Ceccaty.
Quatre textes écrits entre 1986 et 1994, où Ôe parle de littérature (la sienne ou celle de son pays), sa formation intellectuelle et littéraire, du Japon comme pays oppresseur, d'Okinawa et de sa culture "à l'écart" du centralisme, du rôle moral de l'écrivain.
Lecture qu'il faudrait compléter avec les Notes d'Okinawa (Picquier, 2019), les Entretiens avec Ozaki Mariko (Picquier, 2014) entr'autres...

jeudi 7 novembre 2019

La folie des hauteurs

Le paysage urbain se doit de rappeler en permanence à l'humain qu'il est aussi un être vivant, malgré l'artificialité bénéfique de la ville, et que son existence résonne des rythmes, pulsions, tensions, vibrations tant de son corps organique que des quatre éléments dont il fait journellement son miel.




dimanche 3 novembre 2019

Le cheminot



ps : traduit par Laurence Belingard

Terminus Iéna

A la vérité, Magne s'est payé une bonne balade avec sa petite amie, il a terrorisé un pauvre homme qui en est mort, et il prétend nous embrouiller dans une ténébreuse histoire de sosies, de cousins, d'agents secrets, d'empereurs et finalement de cagoulards ?