samedi 16 juin 2018

L'autre Japon les burakumin

Le problème de la discrimination des burakumin met à jour un mal profond de la société japonaise : les mentalités y évoluent moins vite que la technologie ou l'industrie.


Après les ouvrages de Satoshi Kamata, André L'Hénoret et de Rey Ventura je poursuis mon "étude" d'un Japon mal connu, celui de l'exploitation capitaliste, de la discrimination.
Voici quelques notes.
Le livre permet de saisir les influences respectives et mélangées de la pensée shintoïste et bouddhiste. Ainsi selon la première citée, par exemple, tout individu confrontée à la mort, la maladie, la vue du sang, la naissance, les mauvais rêves ou les pensées négatives, était considéré comme souillé, puis contraint à l’isolement et aux rites de purification. La pensée bouddhiste en prêchant la pitié pour toutes les créatures vivantes a aussi joué un rôle dans l’exclusion des burakumin.

La façade c’est l’homogénéité, l’unicité du peuple japonais. On ne parle pas de classes sociales, d’exploitation, mais d’harmonie, d’esprit d’entreprise.
La réalité est bien sût plus complexe, plus variée.
La structure économico-sociale explique bien des choses : d’une part, l’existence d’une pyramide d’entreprises en sous-traitance, où la sécurité de l’emploi diminue si on s’éloigne de l’entreprise qui commercialise le produit fini. D’autre part une forte propension de japonais-es ayant besoin de salaires d’appoint et qui accomplissent des tâches mal payées. Les burakumin discriminés au moment de l’emploi et du mariage, ne connaissent pas l’ascenseur social et sont donc tout indiqués pour occuper – et rester dans - ces emplois des bas-fonds économiques et sociaux.

Mais l’ouvrage montre bien que le mépris, la la mise à l’écart ne trouvent pas leur origine dans la volonté d’exploiter économiquement un groupe. C’est ce que va étudier dans la seconde partie de l’ouvrage qui porte pour titre : archéologie de la souillure. (la 1ère partie est plus historique et s’appelle : les oubliés de l’histoire)

« Quelque chose de bizarre dans la manière de penses des japonais » : une société prisonnière de ses habitudes de pensées séculaires.

Si les burakumin peuvent être vu comme des marginaux ils le sont par état et non par choix !
Ce sont donc des exclus. Comme les étrangers intérieurs (aïnous) ou extérieurs (coréens) ; or eux sont pourtant des japonais à part entière…
Leur exclusion s’apparente aux systèmes des castes à l’indienne (séparation, division du travail, hiérarchisation sociale).

Le pur et l’impur. La discrimination prend donc son origine dans les représentations collectives nippones des croyances sur la pureté et l’impureté.
Les burakumin sont tout en bas, au sens de l’estime, du statut, de l’idée que les japonais se font les uns des autres, de la société. Ils ont pour fonction de purifier la société en prenant sur eux le péché et la souillure de celle-ci. La cause principale semble le shinto car au cœur même de son articulation est l’opposition du couple pur/impur, et en particulier l’idée qui veut faire des japonais un peuple unique et homogène.

Comme dans beaucoup de cultures les manquements à la règle, bref tous les éléments porteurs d’altérité entraîne l’exclusion, parce que implicitement c’est la structure, la hiérarchie qui est menacée. Sa place est en-dehors, à l’écart. La pensée japonaise est caractérisée par une tendance très nette à la classification, la hiérarchie, la constitution de groupes qui ont entre eux des rapports, essentiellement d’hostilité, ou du moins de rivalité.

Seule une mutation des valeurs générales (notamment le système des iemoto) qui ont produit cette pensée de la discrimination pourra éliminer celle-ci.

Perversions à La Havane

En fin d'après-midi, l'immeuble est en ébullition.


ps : traduit par François Gaudry.
La vie d'un immeuble du quartier du Prado à La Havane.

mardi 12 juin 2018

La horde du contrevent

Derrière le cratère de Krafla, nous ne découvrîmes pas le jardin des Origines de Stepppe, source de toutes les semences, ni les tigres remorqueurs qu'Arval avait imaginés toute sa vie, ni la bouche abyssale de ce dieu tantôt expirant, tantôt ronfleur, chanteur et crachant, qui était censé d'après Larco nous souffler son haleine au visage.



J'imagine qu'il y a sur ce livre des pages et des pages de commentaires et d'analyses, et si vous lisez que ce livre est incroyable, Croyez-le ! Extraordinaire il est !

La plantation

Ce sont des mains d'esclaves qui font briller la sphère où, parfois, s'arrête le regard d'un roi.



ps : traduit par Aline Schulman.
Plus qu'un roman, un poème en prose.

mardi 22 mai 2018

Roseanna

"Je ne sais ni qui c'était ni d'où elle venait, mais je le trouverai", songea-t-il.





ps : traduit de l'anglais par Michel Deutsch

samedi 19 mai 2018

Amour dans une vallée enchantée

Car ils savent très bien qu'après la levée du rideau, c'est la banalité qui les attend.


ps : traduit par Yvonne André.

Perfidia



ps : traduit par Jean-Paul Gratias.
Je ne l'ai lu que parce qu'il raconte après l'attaque de Pearl Harbor, le sort des citoyens américains d'origine japonaise.
C'est long, long... le récit n'est jamais palpitant. C'est de plus assez nauséeux, puisque tous les personnages sont racistes, assassins et j'en passe...

jeudi 10 mai 2018

Les délices de Tokyo

Sentarô se retourna : Tokue venait juste de croiser les mains, comme pour cacher ses doigts.


ps : traduit par Myriam Dartois-Ako.