Chaque jour, ou presque, une phrase extraite du dernier livre, ou presque, que j'ai lu ; parmi ces livres, essentiellement de la littérature "étrangère" (non anglo-saxonne), et tout particulièrement de la Littérature Japonaise.

vendredi 28 octobre 2016

Une étrange histoire d'amour


Tu m'as laissé seul au monde, ma Clara bien-aimée, et je crains que cette lettre ne finisse bientôt dans une malle, avec toutes les autres que je n'ai pas eu le courage de t'envoyer - et qui, comme tout le reste du courrier que je conserve chez moi, après la mort imminente de l'auteur de ces lignes, seront détruites par ma fidèle Célestine Truxa.


ps : traduit par Eve Duca.

vendredi 21 octobre 2016

Sin semillas


En conséquence de quoi, le sentiment de crainte se conjuguant à la malveillance, voire à une défiance immodérée envers autrui, toute la ville fut entraînée petit à petit et implacablement dans un maelström de pensées morbides.



ps : 800 pages (!) décrivant un été à Jinmachi, où, la citation vous le laisse deviner, le chaos va arriver. Une quantité impressionnante de personnages, certains ignobles, ou pitoyables. Engrenage et noirceur !
traduit par Jacques Lévy.

Brume de printemps


J'entends mal, avec les bourdonnements d'oreilles qui augmentent, et Momoé Yamaguchi qui n'arrête pas de répéter "Watashi wa onna".


ps : 700 pages ( et 800 pour le Abe ) m'ont donc beaucoup occupé ces dernières semaines !
J'ai un peu de mal à saisir le projet de Romain Slocombe : on ne lit pas avec déplaisir les aventures (les tribulations) d'un duo improbable - Gilbert Woodbrooke, photographe, et Bertie Myers, réalisateur - (un peu Richard-Depardieu)... Certains aspects de la société japonaise sont passés au vitriol, mais j'ai trouvé le récit trop long, certaines scènes interminables, bien que la construction soit extrêmement habile (le duo en reportage, et la secte Aum). Bref, l'impression que l'auteur a voulu mettre beaucoup trop de choses dans un seul livre...
Le plus beau moment est pour moi le récit du bombardement de Tokyo par l’hôtelier.

mardi 4 octobre 2016

Passes noires


Je m’étais avancée jusqu'à l'extrémité du bras gauche du port des boulots humides de l'hiver et je marchandais le prix variable des suppléments à la lumière rouge du phare qui signale aux naviguant l'entrée dans les eaux calmes des môles.


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ps : femmes venues d'Afrique et ne trouvant que la violence du système prostitutionnel.
Cru ; violent ; terrible description faite avec une écriture très travaillée (langue riche, phrase ample...)